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L'Histoire ? Mais quelle histoire ? Celle de Vaucottes ? Ou celle de la famille Decroix à Vaucottes ?

Bien sûr,  Vaucottes existait avant qu'Henri Decroix, son épouse Pauline Mille et leurs enfants viennent s'y installer pour leurs vacances.
Alors qu'était-ce et depuis quand ?

1/ Présentation de Vaucottes :

Situé sur des hautes et majestueuses falaises abruptes, Vattetot-sur-mer est un petit village à la pointe du Pays de Caux, entre Yport et Etretat. C'est une petite localité qui possède l'aspect particulier et typique de la Normandie. Son territoire est limité naturellement par les blanches falaises échancrées par la valleuse de VAUCOTTES.
"Vauxcote et Etigue, défendus chacun par un corps de garde, sont deux passages vers la mer, qui se font par une ravine qui n'aboutit pas sur le galet mais dans laquelle les habitants ont pratiqué une descente par échelons et rampes…(1755) et qui laisse un escarpement à la falaise, par où les eaux s'écoulent."
"Petit vallon où sont délicieusement disséminés de ravissants et riches chalets, cottages, maisons normandes et chaumières, perdus au milieu de la verdure. Du calme, du repos ; n'y aller pas chercher autre chose. On se croirait au bout du monde."
"Nulle part ailleurs sur la côte de Normandie, les arbres ne se hasardent aussi près de la mer. Là on peut respirer à pleins poumons l'air vif et pur d'une gentille plage, moitié sable, moitié galet."

2/ Origine de Vattetot – Vaucottes

Le village de Vattetot semble résulter d'un défrichement médiéval le long du chemin allant de Vaucottes à Yport.

  • Le vocable "Wattetot" apparaît en 1154 : le suffixe "tot" signifie ferme ou domaine.
  • Vaucottes : le suffixe "cot, cotte" est issu de la langue de la colonie danoise et correspond au mot masure ou hutte.
Le hameau de Vaucottes, rattaché officiellement à la commune de Vattetot le 7 janvier 1846 (à cette date, on dénombre à Vaucottes 109 habitants ; 29 maisons), est situé, en 1599, comme relevant d'un fief que tient le seigneur de Bailleul.
Vaucottes est desservi (attention, plus maintenant [NDR]) par le chemin de fer ligne de Fécamp, (gare Saint Lazare), embranchement aux Ifs et station aux loges, à 35 minutes à pied de l'Eglise.
Après quelques minutes de marche (depuis Vattetot) vous arrivez dans un étroit vallon, c'est Vaucottes, qui a aussi son histoire.
On y a trouvé des cercueils de pierre avec des armes; en 1807, tandis que l'on bâtissait une maison, des ouvriers rencontrèrent un squelette ayant dans les jambes des vases dont on ne pouvait nier l'origine. Un savant archéologue pense qu'il y avait là un cimetière franc du Vème au Xème siècle.

En 1834, on a recueilli un cercueil de pierre renfermant un squelette. La pierre de ce sarcophage appartenait à la nature de celle du pays et l'on suppose même qu'elle provenait du rocher qui se trouvait près de la fontaine des mousses (pas loin d'Etigue [NDR]) où, d'après les traditions, l'on aurait extrait les pierres de la tour du clocher.
Le port de Vaucoste est cité au moyen âge. Selon quelques uns, ce hameau fut réuni à Saint Leonard dans une épidémie où le curé se dévoua pour le service des pestiférés, mais l'abbé Cochet suppose plus volontiers que le port de Vaucoste dépendait alors du territoire même de Fécamp.
Citons ici un fait peu connu et qui se rattache à l'histoire de Fécamp et à celle de notre pays:
Le 16 décembre 1775, deux vaisseaux hollandais, armés de plusieurs pièces de canon, voulurent s'emparer de quatre lougres fécampois stationnés en face de Vaucottes. L'alarme fut aussitôt donnée par la population et la cloche du vieux clocher. Le sieur Leguay, ancien marin, fit appel au courage de ses camarades et bientôt de courageux habitants de Vattetot/mer, au nombre de 40, s'armèrent à la hâte et se rendirent sur le rivage de Vaucottes où ils eurent une escarmouche avec les hollandais qu'ils obligèrent de fuir.
Ces braves n'eurent que deux d'entre eux de blessés. Le Duc de Saint Aignan, gouverneur du Havre, récompensa Leguay en lui remettant une magnifique épée et il fit distribuer une somme d'argent à ses compagnons. Après la révolution, ce hameau appartint à Saint Léonard jusqu'en 1846.
Quand on reste à Vaucottes, il ne faut pas oublier de visiter la belle ferme des ferrières, qui est près du bois des Hogues, sur le versant nord en remontant le fond de Vaucottes. Cette forêt (Silva de Hogis) et celle des loges, sont les derniers débris de cette vaste forêt, appelée dans les chroniques, "forêt de Fécamp", qui couvrait toute cette contrée maritime, depuis les Dalles jusqu'au-delà d'Etretat. En 1162, Henri II, roi d'Angleterre et duc de Normandie, donna ce bois, contenant huit cents acres, à Henri de Sully; les moines l'avaient défrichée en partie.
Dans cette forêt des Hogues, on remarque de vastes fosses circulaires d'où, suivant la tradition, l'on aurait jadis extrait du minerai de fer. Cette opinion n'est pas celle des savants qui considèrent ces fosses comme des faiscières ou fusières, excavations remontant à l'époque celtique; mais il est aussi probable que les gaulois ont fouillé le sol pour en extraire les poudingues dont ils faisaient leurs petites meules à broyer le grain. L'une de ces fosses est une mare appelée Mahais ou mahaise de Saintdémarque.


3/ Inondation du 22 septembre 1842

Témoignages de Célestin Levasseur, marin de Vaucottes, et de l'abbé Cochet, avec une certaine naïveté pour l'un, un peu d'emphase pour l'autre, confirment cette terrible inondation qui affecte le hameau de Vaucottes.

§  Racontée par célestin Levasseur

Extraits de l'histoire de Célestin Levasseur écrite par lui-même : "Ma vie fut tout entière consacrée à l'état de marin et à l'adoucissement du sort de mes semblables. Je naquis à Vaucottes, le 26 avril 1836. Mon arrivée en ce monde fut un déboire pour ma famille, mon père et ma mère commençaient à vieillir et mes frères avançaient en age.

Le 22 septembre 1842, un fléau affreux inonda le pays, à 11 H du soir. Une tempête terrible, une trombe d'eau s'abattit sur le pays, la mer se joignant à la tempête nous ensevelit. Heureusement mon père ayant une petite barque nous pris dans ses bras, nous y déposa et nous porta sur le haut de la colline. A peine y étions nous déposés que l'on entend de tous côtés appeler "au secours, sauvez-nous". Mon père, vieux matelot, n'écoutant que son courage repart pour aller au secours  des infortunés qui bientôt vont être ensevelis. Par son courage et son audace, il était en ce moment une heure du matin, dans l'obscurité il parvint jusqu'à leurs habitations, mais hélas ! trop tard, la tempête les a engloutis dans les eaux de la Manche… J'aperçus ma pauvre chaumière où j'avais reçu de la lumière, vu le jour, reçu le sein de ma mère, engloutie. Aucun souvenir ne restait : les meubles, le linge, le pain, le cidre, tout était enseveli. Nous étions là sur cette colline, complètement nus, sans existence. Jamais dans ma mémoire d'homme je n'ai eu de plus triste souvenir. Heureusement, par la main bienfaisante des personnes du pays voisin, par leur admirable charité et leurs bons soins, ils sont parvenus à nous donner de quoi manger et à nous revêtir pour paraître aux yeux du monde.
Malgré mon jeune âge, ce fléau a laissé un bien triste souvenir dans mon cœur, car sur le haut de la colline, j'entendais ces pauvres petits êtres appeler leurs pères et leurs mères pour les sauver ; je les comprenais, mais mon jeune âge ne me permettait pas de les secourir ; je les ai vus s'en aller dans le courant. Je termine ce terrible récit, car je sens à mes souvenirs les larmes mouiller mes paupières."

§  L'inondation vue par l'abbé Cochet

  "Vaucottes est un petit vallon entre Yport et Etretat, qui prend naissance dans les bois des Hogues et débouche à la mer après un parcours d'environ 2 Kms. Eh bien, c'est là qu'il faut venir si l'on veut avoir une juste idée de la puissance du fléau qui a ravagé ces contrées.
Ici, le torrent a joué aux grands fleuves : le ravin qui, auparavant, n'était qu'un simple égout de 3 à 4 m, est maintenant un gouffre ouvert de 30 m de large sur 10 de profondeur. Le fond a été déraciné jusqu'à la roche et la chute a été creusée à pic comme une falaise. Les pommiers, les ormes même ont été submergés et leurs troncs ont été roulés comme feuilles d'automne. 5 habitations sur 25 que renferme ce vallon, 5 personnes sur 100 qui composent ce hameau ont été englouties et leur histoire est pleine de douloureux détails.

Une de ces maisons appartenait à un marin nommé Baron, en ce moment à la pêche à la morue, au banc de terre-Neuve. Cet homme, avec ses petites économies avait acheté cette chaumière, entourée d'une cour et d'un jardin. En partant il avait laissé là ce qu'il avait de plus cher au monde, sa femme et sa mère. Quand il reviendra, il ne retrouvera plus ni maison, ni mère ni épouse. Il ne lui restera même pas la consolation de prier sur leur tombe, car la mer a tout gardé dans ses abîmes.

Sur la grève je rencontrai une autre victime, le père Piedfort qui ramassait, pièce par pièce, sa maison emportée par l'orage. Il chargeait tristement, sur un cheval pâle comme celui de la mort, les poutres et les solives de sa pauvre cabane. Seul avec sa femme, vieille et infirme, il avait vu s'écrouler les 3 murs de sa demeure, et il était resté debout sur le 4ème. Devant eux, l'eau coulait, profonde de 3 m sur 5 de large ; derrière, le ravin avait 10 m  de profondeur : ils étaient donc suspendus entre 2 abîmes. En vain essayait-on de leur jeter des cordes; le torrent les emportait dans son cours. Désespérés, ils ne savaient quel parti prendre, quand la providence donna elle-même le signal du départ. La terre creusée par les eaux manque sous les pieds de la femme : elle tombe dans le ruisseau et disparaît un moment. Son mari s'élance après elle, résolu à s'ensevelir dans le même tombeau ; une branche d'osier leur sauve la vie…."

Et l'abbé Cochet conclut son reportage ainsi : "La mer, depuis Fécamp jusqu'à Etretat, était jaune et boueuse comme l'Achéon ["=Nous sommes maintenant rendus à destination et nous descendons vers le monde où vivent (c'est une expression…) les morts. Devant nous s'étend le Styx (fleuve des serments des dieux c'est aussi là qu'Achille fut trempé par sa mère afin d'être invincible), ce fleuve infernal a comme affluents l'Achéon (fleuve du grand chagrin, rejeté des dieux pour avoir fourni de l'eau aux Titans), le Phélégéton (fleuve de feu), le Cocyte (fleuve des gémissements), l'Aornis et le Léthée (fleuve de l'oubli grâce auquel les ombres pouvaient oublier leur anciens maux et plaisirs de la vie)"](NDR); depuis Vaucottes jusqu'à Yport, toute la grève était couverte de barils, de tables, d'armoires, de coffres, de planches, de soliveaux et parfois de cadavres, car un bateau à vapeur entré à Fécamp en a rencontré sept flottant près de la côte."

Le souvenir de la tempête de 1842 se perpétue de bouche à oreille. Voici ce qu'en écrit M Griveau qui a résidé  à Vaucottes, dans une lettre privée datée d'avril 1918 :

§  L'inondation décrite par Mr Griveau

            "Vous voulez bien me demander quelques renseignements sur les catastrophes dont Vaucottes a été autrefois victime. Toutes les vieilles gens du pays ont très présent à la mémoire le raz de marée survenu la nuit de l'équinoxe d'automne 1842. La mer se précipita dans la cavée de Vaucottes, inonda l'ancien village, enleva plusieurs personnes qui furent entraînées par le flot refluant et dont on ne retrouva jamais les corps ; enfin vint expirer à la Cour Verte dont les habitants, alors fermiers de cette petite ferme, se réfugièrent à l'étage et durent, le lendemain; chercher leur mobilier le long du ravin jusqu'à la grève. Tel est du moins le souvenir assez précis que je retiens du récit des bonnes gens. Y a-t-il eu une catastrophe plus anciennement ? Je ne me souviens pas d'avoir entendu parler de quelque chose de semblable…

            Quoiqu'il en soit la Cour verte parait être le dernier point menacé ; à partir de cet endroit, qui est au confluent de 2 vallées, le flot ne peut remonter plus haut dans la cavée, trouvant dans le thalweg de la vallée qui est plat et en contrebas tout l'espace possible pour s'étaler et s'écouler. "Les Chaumes" sur leur terre-plein faisant promontoire domineraient la situation."


§    L'orage du 19 juillet 1956

Plus tard, l'orage du 19 juillet 1956 est décrit par Mlle Leboucher à la propriétaire des "Pommiers" à Vaucottes  : "Nous avons eu hier un orage avec trombes d'eau pendant plus d'une heure. La cavée prenait des allures de torrent avec vagues, l'eau atteignait les lattes de la barrière, elle battait contre votre grille et ses piliers, entrant en abondance dans "Les pommiers". Le spectacle vu de ma maison est effroyable. Du côté des Decroix, une cascade boueuse descendait au pied du chemin des Hareng dans les terres de Joseph Thieulent et se répandait sur son orge, pommes de terre, betteraves et l'herbage, montant à l'assaut de la Cour Verte dont le rez-de-chaussée ne fut plus habitable. L'eau arrivant de la cavée et du chemin de la Quille assaillit le chalet par la cuisine et l'entrée sur la cavée. Quand l'orage se  fut apaisé, les Daniel Decroix et leurs enfants étaient emprisonnés au 1er étage de la Cour Verte avec près d'1 demi m d'eau au rez-de-chaussée. Les pompiers de Fécamp appelés sont à pomper l'eau depuis hier et toute la nuit et tout ce jour. Il est 20 H et il reste encore beaucoup d'eau. Ils emploient pourtant 3 fortes pompes.
            La cavée a, devant ma porte, d'immenses trous de 1 m de profondeur. A la séparation des Pommiers avec la Marie-Louise, tout le bas de la cavée est parti sur 1 m de profondeur. Impossible de sortir en voiture de chez moi. Le mur de votre maison au bout du trottoir s'est effondré, laissant l'eau entrer dans la villa Marie-Louise et a peut-être épargné le rez-de-chaussée du chalet. J'ai été voir les Pommiers par les fenêtres. Toutes les pièces ont environ 10 cm d'eau et maintenant il y a un lit de boue, tout ainsi que dans la cave de la Marie-Louise.
            Toute la route allant à la mer est défoncée en de nombreux endroits. Sur la plage, à partir du garage à bateaux, le terre-plein et les galets sont partis à la mer sur plus de 4 m de profondeur ; on voit les fondations de la digue, de la terrasse et le fond est presque au niveau du chenal. Les Poret ont de l'eau jusqu'à leur matelas. Les citernes des Decroix sont embourbées. Je ne sais si celles des Pommiers sont intactes, ni l'état de fuites de vos toits. La Cuvette est un lac aux eaux marron.
            Il est 22 H, les pompiers vont encore passer la nuit à la Cour verte. Il reste de l'eau plein l'herbage. Tout le monde vient voir les dégâts. But de promenade ! Pour moi, je n'ai pas trop de dégâts. Sous la pluie, Gaston et moi faisons des rigoles pour guider l'eau ; toute la journée on a bouché les trous. Impossible de sortir pour aller au Havre. J'ai de l'eau dans les communs par infiltrations sous les murs. Heureusement il n'y avait aucun souffle de vent, ce qui a limité les dégâts sur les arbres et les plantes ; mon foin est perdu, il va pourrir maintenant."


4/ Développement de Vaucottes de fin 1800 à début 1900

§  Développement de Vaucottes

Fin 1800, Vaucottes avait déjà conquis les Parisiens par son charme. L'épanouissement de la station balnéaire a commencé vers 1870.

Célestin Levasseur, matelot, terre-neuva, abandonne les voyages lointains en 1870 pour venir se reposer dans son petit hameau de Vaucottes où il est né en 1836. Il écrit qu'en 1870 commençait une nouvelle vie à Vaucottes :

"quelques riches propriétaires de Paris trouvant le pays charmant se décident à y faire construire quelques petits chalets pour se reposer les 3 mois d'été de leurs fatigues parisiennes. Ils me choisissent et m'accordent leur confiance pour la surveillance de leurs propriétés. Alors je fis construire une petite maison que l'on peut voir et visiter tous les jours, établissant un petit café où l'on peut en passant venir se rafraîchir et manger un homard sur l'herbe. Quelques temps plus tard, j'installai des bains."

Célestin Levasseur participe donc à la création de la station balnéaire.

"5 Heures de Paris, station des Ifs et de Fécamp à 2 Km d'Yport, 6 Km d'Etretat, 7 Km de Fécamp, terrains à vendre par lots, situation exceptionnelle." C'est la publicité éditée sur un livret de musique : Vaucottes Polka, écrit par Edouart Moullé, compositeur et éditeur qui séjourne lui aussi à Vaucottes.

"Le dimanche à l'automne, au retour des terre-neuviers, la jeunesse d'Yport, garçons et filles venaient chanter et danser des rondes devant le café tenu par Célestin Levasseur, ancien matelot. Pendant deux heures, le vallon retentissait des éclats d'une joie bruyante, soutenue par les sons rauques d'un instrument de cuivre, puis…. Une nouvelle semaine de silence, troublée seulement par les appels des coqs et le beuglement des vaches au pâturage."

En 1881, au conseil municipal, on entreprend  de parler des étrangers attirés par les bains de mer à Vaucottes. A la même époque, l'abbé Morin, curé de Vattetot confirme l'essor spectaculaire de Vaucottes.

" Au milieu du XIXème siècle, Vaucottes n'était qu'un nid de pécheurs tout à fait ignoré. Ce pays n'est devenu abordable que depuis l'achèvement de la route : il y a quelques années encore, on ne savait comment descendre dans ce village, les cavées qui y conduisaient étaient de véritables abîmes, aucune voiture ne s'y serait aventurée car elle aurait été certaine de ne point en sortir. Mais depuis que quelques artistes y sont venus planter leur tente, la vallée de Vaucottes, dont la situation et la plage offrent toutes les conditions recherchées pour la villégiature et les bains, a subi une notable transformation que tout annonce en voie de développement, grâce aux soins et à l'administration de Mr De Jeanson, de Paris, qui fut maire. Ce que les touristes viennent surtout y chercher, c'est le pittoresque, le silence, la tranquillité que ne donne pas le fashion des plages à grande vogue, ce sont des promenades ombragées. C'est en un mot une charmante petite station balnéaire où l'on vit comme chez soi, et à bon compte."

En 1882, Célestin Levasseur a bien compris les avantages à tirer des "étrangers" attirés par les bains de mer. Il demande au conseil municipal à louer 32 m² de terrain pour 9 ans pour y établir un établissement de bain. Il s'en occupe jusqu'à sa mort et sa femme en reprend l'exploitation.

D'après les souvenirs, les premières cabines de bain étaient très pittoresques, puisque les portes en étaient faites avec des panneaux d'armoires normandes !

« Vattetot s'enrichit grâce à Vaucottes »

Extrait d'une délibération du conseil municipal du 24 mai 1882. Après avoir répété de nombreuses fois que Vattetot était la commune la plus pauvre et la plus défavorisée du département, voici un autre son de cloche :

"Il est question de construite un établissement, soit à Vattetot, Vaucottes ou St Léonard pour recevoir tous les enfants assistés du département. Le conseil municipal s'engage à ce que cette colonie ne soit établie ni sur la commune ni à proximité de la plage et de la vallée de Vaucottes. Mr le Maire fait observer à l'Administration supérieure que la commune de Vattetot qui ne jouit d'aucun revenu et ne dispose que de ressources extrêmement restreintes, voit depuis quelques années une partie de ses ressources s'accroître chaque jour davantage par le développement de sa vallée et de sa plage de Vaucottes de plus en plus recherchées par les étrangers et les baigneurs, que des travaux importants, déjà exécutés par plusieurs propriétaires dans cette vallée, ont apporté et apporteront par leur développement un surcroît de bien-être et de travail à la population.

Qu'au contraire, l'établissement projeté par l'assistance publique du département aurait pour résultat fatal et inévitable de faire cesser ces travaux, d'arrêter la construction des villas, d'éloigner de sa vallée et de sa plage ces propriétaires, ces baigneurs, ces étrangers enfin et d'arrêter le développement de sa prospérité et de porter ainsi un préjudice considérable à la population et à la commune.





            Amédée Dutacq décrit  comment la vallée est exploitée dans un but de "spéculation" :

" Trois étrangers au pays eurent l'idée de mettre en valeur ce petit coin verdoyant,

  •           M Delebarre, architecte à Paris, acheta les terrains longeant le chemin communal sur lesquels étaient édifiés quelques masures qu'il se contenta de rendre habitables pour les louer aux baigneurs pendant l'été.

  •           M Boissonnet, ancien tapissier, propriétaire d'une ferme à Vattetot, se rendit acquéreur de toute la falaise de côté d'Yport. Il fit tracer un seul chemin perpendiculaire et attendit la construction de la route du littoral.

  •           M Ludovic De Jeanson, (et son frère Eugène) acquit par achats successifs toute la falaise ouest jusqu'à la cavée. Il transforma en pied-à-terre habitable une chaumière voisine de la plage que les gens du pays baptisèrent la Maison rouge en raison de sa toiture en tuiles neuves qui remplaça le chaume primitif. Eugène s'y installa et se chargea des travaux de terrassement pour la mise en valeur de la falaise.

Pendant tous ces changements, M Moullé et Dutacq transformaient l'aspect de la côte, presque toute entière abandonnée aux joncs marins. Ils y firent planter des milliers de boutures de peupliers, d'osiers, de saules. Ils ne se bornaient pas à planter sur leurs propriétés mais aussi sur les terrains des De Jeanson non vendus et sur les talus. L'aspect aride de la falaise changea complètement."


En 1893, la municipalité, considérant que la ligne de chemin de fer des Ifs à Etretat doit avoir une station aux Loges, desservant les communes voisines et notamment celle de Vattetot, qu'il existe en cette dernière une station balnéaire, à 4 Km des Loges connue sous le nom de Vaucottes-sur-mer, qui reçoit chaque année un assez grand nombre d'étrangers….que désormais ce sera la station des Loges qui desservira Vaucottes-sur-mer… Qu'il y a insert, pour faciliter l'arrivée des étrangers… que le meilleur moyen de les renseigner serait d'inscrire le nom de Vaucottes à la suite de celui des Loges.

De 1904 à 1933, l'exploitation du site se poursuit. En 1904, M Halley demande d'établir plusieurs cabines de bain. En 1921, la location du m² pour l'établissement des cabines de bain passe de 1F à 5F. Un tableau peint en 1933 montre des cabines de bain installées sur la plage même. Puis des cabines en béton ont été construites à l'emplacement des anciennes et louées ; elles ont été endommagées et détruites après la guerre 1939-45.


§  Hôtes illustres de Vaucottes


L'abbé Morin cite le nom des visiteurs les plus assidus de Vaucottes dans les années 1890 :

. Amédée Dutacq  : compositeur et auteur de comédie

. Maurice Leblanc  : écrivain

. Maurice Donnay  : écrivain

. Edmond Haraucourt  : écrivain

. Famille Edmond Agache  : filateur à Lille

. Charles Lefebvre  : professeur au conservatoire

. Edouard Moullé  : compositeur de musique

. Vicomte Oscar de Polly

. Amiral Clouet  : ancien ministre de la marine

. R.P Tournade  : il écrit un livre sur l'hypnotisme

. Colonel Revin

. Gelhay  : peintre pastelliste

. Thénévot  : peintre pastelliste

. Les 2 frères De Jeanson  : investisseur immobilier à Vaucottes

Maurice Leblanc (1864-1941)
Maurice Leblanc est né à Rouen en 1864. Son père est négociant. Son enfance est empreinte de souvenirs liés à des promenades dans le pays de Caux. Il suit des études à Rouen, puis voyage  à Manchester et Berlin.
En 1888, il "monte" à Paris, y vit avec Marie Ernestine Lalanne qu'il épouse en 1889. Naît Marie Louise. Le couple séjourne à Paris, à Nice, à Vaucottes pendant les mois d'été. C'est à Vattetot qu'est baptisée Marie Louise. En 1895, il divorce et son ex-épouse se remarie avec le docteur Auguste Cailleret qui possède une villa contiguë à la sienne à Vaucottes.
            Les étés à Vaucottes entre 1890 et 1894  : c'est là dans une villa de briques et de silex cernée d'un grand balcon de bois, que Maurice Leblanc rencontre ceux qui l'aideront à conquérir Paris. La villa porte le nom de Marie-Louise. Celle-ci la possédera jusqu'à sa mort.
            Maurice Leblanc au cours de ces 5 étés à Vaucottes, va en excursion à Bénouville, à Etretat, au cap d'Antifer. C'est à Vaucottes qu'il écrit son 1er roman "une femme", des contes et des nouvelles. Le jardin de la villa est resté orné d'une vieille caloge à toit de chaume. C'est dans cette caloge convertie en bureau que M Leblanc écrit.
Maurice Leblanc séjourna ensuite de nombreux étés à Etretat où il achète "le Clos Lupin".
C'est en 1906 qu'il crée son personnage Arsène Lupin qui devient célèbre dès la parution des 1ères histoires  : "l'aiguille creuse" est diffusée en 1908.

Maurice Donnay (1859-1945)
Il fait ses débuts de chansonnier et de revuiste en 1891-1892 à Paris, puis se tourne vers la comédie de boulevard. Il connaît le milieu des artistes qui séjournent à Vaucottes. M Donnay a publié de nombreux volumes d'essais et de souvenirs. Il est devenu membre de l'Académie française en 1907.

Edouard Moullé  :
Musicien et éditeur de musique Parisien. Il a séjourné à Vaucottes où il a acheté une propriété à Ludovic de Jeason en 1882. Il la revendit en 1930. Sur les 102 chansons publiées entre 1890 et 1913, 28 ont été glanées à Vattetot et Vaucottes.

Edmond Haraucourt (1856-1941)
Il fréquente Vattetot et réside dans une chaumière sur la route à gauche en descendant peu après le calvaire.
Grand prix de l'Académie française en 1890. Il publie œuvres lyriques, œuvres romanesques et  collabore avec les journaux.

Charles Lefebvre (1843-1920)
Fils du peintre du même nom, il se consacre à la musique après des études de droit.
Grand prix de Rome en 1870, il vit en Italie et voyage.
Professeur au conservatoire de Paris en 1895. Charles Lefebvre faisait partie du groupe d'artistes qui se retrouvaient chaque été à Vaucottes.

Charles Pillet (1870-1959)
Graveur de médailles et sculpteur, prix de Rome en 1890. Il a ciselé les portraits de personnalités de son époque et, en 1913, une pièce pour le cinquantenaire de la bénédictine. Il a préparé la maquette d'une vierge dont la statue est placée à la sortie d'Epreville. Charles Pillet et sa famille ont été de nombreuses années fidèles à Vattetot.

Thérèse Humbert
Aventurière escroc. Elle séjourna aux "Roses blanches" vers 1900.  M Boissonnet, riche propriétaire, lui avait vendu terrains, fermes et chalet. " Nous eûmes les Hembert pendant une saison, ils ne se lièrent avec personne de notre société. Ils ne revinrent plus."

L'amiral Jaujard (né en 1896)
Avec sa famille, il a occupé la villa "Brise du large" de longues années. 
Capitaine de Vaisseau de 1941 à 1944.
Il reçoit 2 citations en 1945  : la 1ère le nomme Commandeur de la légion d'honneur, la 2nde lui est décerné par le général de Gaulle.
En 1944, le contre-amiral Jaujard commande le groupe Montcalm qui participe aux opérations de débarquement sur les côtes Normandes et dans celles de Provence en août. Son efficacité est signalée par tous les observateurs.
Termine sa carrière au commandement des forces alliées navales du Centre-Europe.

§  Pour sourire

1- Le  28 février 1886, à 2 H du soir, le conseil municipal de la commune de Vattetot se réunit à la mairie en nombre voulu par la loi. Sont en outre présence 8 conseillers. On nomme un secrétaire de séance et celui-ci mentionne dans le registre : "Rien n'étant à l'ordre du jour, la séance a été levée à 2 H du soir."

2- Une prudence bien Cauchoise
En 1903, par arrêté municipal, 3 placards en bois seront apposés au détour du chemin des Loges, près de la Forge et à la sortie de Vattetot avec la mention :
  "Automobiles au pas, tournant dangereux"

En septembre 1921, cet avis est affiché à Vaucottes :
"Nous prions instamment MM les conducteurs d'automobile de faire fréquemment usage de la trompe dans la traversée de la commune de Vattetot-sur-mer qui comprend le hameau de Vaucottes, considérant les courbes, les fortes descentes que présentent nos routes. Nous les prions aussi de modérer l'allure, de ralentir dans les virages."

An décembre 1924, nu nouvel arrêté municipal règlement la vitesse dans les agglomérations de la commune de Vattetot : Les véhicules à traction mécanique ne devront pas dépasser les 18 Km/H pour les poids supérieurs à 3000 Kg et 20 Km/H pour les ceux inférieurs à 3000 Kg.


5/ Travail à Vaucottes  :



§      La récolte du varech


Pour tous les habitants de Vattetot, le rivage a toujours représenté une ressource importante, non seulement pour la pêche et la "rocaille" mais aussi pour les algues communément appelées varech. Sa récolte paraît avoir eu un grand intérêt pour la commune. Cela permettait d'occuper des bras et aidait les plus défavorisés. Ainsi, on peut lire en 1849 dans un compte rendu du conseil municipal :

"Après avoir examiné toutes les ressources à disposition pour le soulagement des pauvres, ne voit d'autre moyen que le varech du littoral appartenant à la commune, ne peut-être que favorable aux pauvres, puisque leur montant en sera versé en livraison de pain." Chacun pouvait donc louait une parcelle pour l'exploitation du goémon.


Dans la 2ème moitié du XIXème siècle, le varech fait l'objet de 2 à 3 coupes annuelles. En 1885, afin de pourvoir à la conservation et reproduction du varech, il est devenu nécessaire de ne pratiquer que 2 coupes.

En 1887, le service de la Marine invite le maire à vérifier l'arrachage car le varech diminue et tend à disparaître du fait des abus dus à un arrachage trop fréquent.

Il semble que l'exploitation de ce varech qui servait à amender les terres ait disparu vers 1920.

Le seul souvenir qui resta longtemps de cette utilisation est un vestige de treuil sur la falaise, entre Etigues et Vaucottes ; il était utilisé pour remonter directement les algues le long de la falaise vers les champs où il était réparti ensuite.



§      La pêche

La seconde richesse du rivage, la pêche aux poissons, coquillages et crustacés a sans doute été mise à profit dans les temps reculés. Dans le recensement de 1841 apparaît la profession de "perquilleur". Grâce à un système de perches qui maintenaient un filet circulaire, le perquilleur récoltait une grande variété de poissons qui étaient pris à marée haute.


§      L'extraction du sable et des galets

La grève a fourni aux bâtisseurs de la région sable et silex. M Dutacq assure qu'il parvint à arrêter temporairement l'extraction abusive du sable.

" À l'origine, la plage était mi-sable mi-galet. Selon la direction du vent toute la plage était couverte de sable pour un temps plus ou moins long. Le sable en général dominait. On y puisait sans ménagement. Les banots (ou tombereau) emportaient sable et gal sans prendre garde à la conséquence inévitable, l'abaissement de la mer par suite de l'abaissement de la plage. La plage s'abaissa d'un coup…"

L'utilisation du galet prélevé sur le rivage a continué jusqu'aux années 1960. Si au début du siècle, les femmes participent à ce dur labeur, portant au dos de lourdes corbeilles, après la guerre, ce sont des entreprises qui font effectuer le tri du galet à quelques ouvriers ; ce galet est destiné à l'exportation à partir de Fécamp.

Aujourd'hui, la plage de Vaucottes est plutôt toute galets.

6/ D'une guerre à l'autre,


§      Hécatombe de la 1ère guerre mondiale

Les combats de la lère guerre mondiale se déroulent loin de Vattetot mais de nombreuses familles sont atteintes par la mobilisation des hommes (61 hommes mobilisés).
22 tués de 19 à 39 ans.
Le conseil municipal apparaît très attentif aux besoins du pays : il répond au lancement de l'emprunt national.


§      2nde  guerre mondiale

La vie du village fut bouleversée par le départ des hommes mobilisés dès 1939. 10 hommes ne revinrent jamais.

Jeannette Boutemy dans son "journal de guerre 39-45" évoque cette fin de vacances 1939, les bruits qui circulent, la peur des espions, les allemands occupant les villas à Vaucottes ; La vie devint pénible.

"Le ravitaillement est difficile. Nous allons dans les fermes en quête de beurre et d'œufs vendus très parcimonieusement (nous ne trouvons guerre de légumes). Les produits que l'on pourrait trouver servent de monnaie d'échange. Ailleurs, c'est le marché noir. Nous finissons par trouver des pommes de terre à Bordeaux-St-Clair. Nous rapportons chaque semaine 10 KG sur nos bicyclettes. Les pneus usés sur la route caillouteuse des loges éclatent plusieurs fois. Il faut déficeler le cageot de patates, retourner le vélo pour le réparer et pouf ! Ça recommence. Un jour les gens qui nous vendaient leurs patates à un prix à peu près raisonnable ont été dénoncés. C'était interdit et cette source de ravitaillement s'est tarie.

Nous entendons chaque jour des bombardements sur Le Havre et voyons parfois passer les escadrilles. A Vaucottes un incessant pillage nous fait vivre sur le qui-vive. A part cela, c'est la calme. Les falaises se hérissent de barbelés et de mines. La plage interdite est gardée par une sentinelle, et triple rangée de barbelés et chicane. Nous arrivons souvent à passer pendant le petit temps de battement du changement de sentinelle ayant repéré que la 1ère est plus coulante que la 2nde. Nous mettons des planches au-dessus des barbelés et passons sur ce pont improvisé pour prendre un bain en vitesse. Nous ne réalisons que quelques temps après que la plage est minée et que ce petit jeu est très dangereux. Il y a beaucoup d'exercices de tir. Un jour le jardin est envahi par les soldats qui courent fusil en avant. Ils entrent à la Cour Verte et tirent par les fenêtres. Ces messieurs d'ailleurs se croient toujours chez eux. Ils traversent souvent le jardin qui devient un passage et rient quand on veut les chasser. Un jour ils ramassaient des pommes dans le verger. Ils chipèrent par la même occasion la charrette des Thieulent. J'allais au devant d'eux et leur barrant le chemin derrière la Cour Verte, je réclamais un bon de réquisition. Ils secouaient la tête en disant "nich compris". Je leur dis "c'est faux, vous parlez français et si vous ne comprenez pas nous nous expliquerons à la Kommandantur". L'un deux, un énorme type vulgaire, une vraie brute, était furieux. Du coup il se mit à parler français. Il avait la bouche pleine et je craignais qu'il ne me crache à la figure un bout de pomme qu'il mâchonnait. Me prenant par les épaules, il me secouait comme un prunier. Enfin, Geneviève, Madeleine et Léa arrivèrent. Après une longue discussion et menace de Kommandantur, ils finirent par abandonner la charrette et la mirent même à sa place, la retournant si brutalement que je dus reculer dans les orties pour ne pas être renversée par la roue pleine de boue. Le lendemain, Geneviève et Léa rencontrent ces mêmes soldats en train de creuser un trou. Ils leur disent qu'on les enterrera dans ce trou et rient bruyamment en se tapant les cuisses, contents de cette fine plaisanterie.
            Les Allemands occupent la villa des Cailleret et les Pommiers. Ils ont abattu la haie de clôture entre les 2 villas. Ils transportent aux Pommiers de gros bidons d'essence, des réservoirs. Nous craignons un voisinage de munitions. Un soir, fracas épouvantable de verre cassé. Les soldats s'amusent à tout démolir et font un terrible vacarme. Le matin, Surprise ! Grand calme ! Seraient-ils partis… définitivement ou seulement en manœuvre. La maison est-elle vide ? Je vais voir avec Léa, tandis que les enfants font le guet dans la cavée. Je pousse la grille des Pommiers. Jardin désert, porte de la maison ouverte. Nous pénétrons (non sans quelques battements de cœur). Personne ! Sur la table des lampes à pétrole ! Vite nous vidons  tous les fonds de pétrole dans une lampe vide car nous n'avons plus d'électricité et point de pétrole évidemment. A la cuisine, je trouve une passoire de petits choux de Bruxelles tout épluchés. Chic alors ! Nous nous sauvons emportant pétrole et choux. Récupération. Quelle joie de se régaler à la place des Boches !
            A Vaucottes, quelques huiles logent à la Valleuse. Le petit Val est réquisitionné, occupé par un soldat assez paisible. Les Anglais le savent-ils ? 3 bombes tombent à proximité de la valleuse.


7/ Et la famille Decroix dans tout ça ?


Henri Decroix né le 31 décembre 1945 se marie avec Pauline Mille le 8 décembre 1873 et le couple devient propriétaire du chalet le 1er juillet 1896.

C'est le début de l'histoire des Decroix à Vaucottes.
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